La mer de mots

Février, 2023
Paris

De l'amour en cascade

RESPIRE

Une mère qui attend une respiration au sein d’un hôpital.

Des humains, dans un théâtre, qui s’offrent une respiration en observant cette mère.

Une mère qui s’active à libérer une mer de paroles, pour ne pas risquer finalement de relâcher un océan de larmes.

FATALITÉ

Sa fille vient de naître. Des gros tubes dans un tout petit nez. Ses poumons sont une citadelle barricadée, à l’intérieur plus aucune reine, pour l’instant, ne s’exprime, ne répond.

Elle, elle veut parler à cette reine. Elle veut assiéger les murs dressés par la fatalité.

COCON

Alors elle essaye par-là, en lui parlant de la vie qui l’attend, avec son père, sa mère et sa sœur ici-bas. Elle lui parle des ailes douces et soyeuses qui vont la protéger, soudainement joyeusement la chatouiller, la conserver au chaud, jusqu’au moment où elle pourra enfin s’envoler vers plus loin, vers plus haut.

PLUS DE SENS

Elle parle de sa tristesse, si la reine dans ses poumons ne répond pas. Une tristesse qui ne cherchera même pas de solution, en trouvant comme un sens, la beauté d’un « oui », qui se serait glissé derrière la laideur éternelle d’un rejet, la mesquinerie d’un « non ».

TOUTE SON ÉNERGIE

Elle met toute son énergie pour lui faire sentir à quel point elle l’aime. À quel point sa vie ne sera que du bonus si cette reine dans ses poumons se décide enfin à sortir.

Mais est-ce que cette reine va sortir finalement ? Pour parler. Enfin déjà respirer.

MAMAN

La solution vous sera donnée par un billet. Un billet pour vivre un de ces moments. Un moment, comme avec Samuel Benchetrit, qui vous fait redécouvrir l’infini du mot « maman ». L’infini du mot « maman ».

 « Respire », Romane Bohringer, La Picola Scala. Paris

De l'amour en cascade

RESPIRATION

Une mère qui attend une respiration au sein d’un hôpital.

Des humains, dans un théâtre, qui s’offrent une respiration en observant cette mère.

Une mère qui s’active à libérer une mer de paroles, pour ne pas risquer finalement de relâcher un océan de larmes.

FATALITÉ

Sa fille vient de naître. Des gros tubes dans un tout petit nez. Ses poumons sont une citadelle barricadée, à l’intérieur plus aucune reine, pour l’instant, ne s’exprime, ne répond.

Elle, elle veut parler à cette reine. Elle veut assiéger les murs dressés par la fatalité.

COCON

Alors elle essaye par-là, en lui parlant de la vie qui l’attend, avec son père, sa mère et sa sœur ici-bas. Elle lui parle des ailes douces et soyeuses qui vont la protéger, soudainement joyeusement la chatouiller, la conserver au chaud, jusqu’au moment où elle pourra enfin s’envoler vers plus loin, vers plus haut.

PLUS DE SENS

Elle parle de sa tristesse, si la reine dans ses poumons ne répond pas. Une tristesse qui ne cherchera même pas de solution, en trouvant comme un sens, la beauté d’un « oui », qui se serait glissé derrière la laideur éternelle d’un rejet, la mesquinerie d’un « non ».

TOUTE SON ENERGIE

Elle met toute son énergie pour lui faire sentir à quel point elle l’aime. À quel point sa vie ne sera que du bonus si cette reine dans ses poumons se décide enfin à sortir.

Mais est-ce que cette reine va sortir finalement ? Pour parler. Enfin déjà respirer.

MAMAN

La solution vous sera donnée par un billet. Un billet pour vivre un de ces moments. Un moment, comme avec Samuel Benchetrit, qui vous fait redécouvrir l’infini du mot « maman ». L’infini du mot « maman ».

 « Respire », Romane Bohringer, La Picola Scala. Paris

Mes 3 souvenirs de ce voyage

1. Romane Bohringer

Une présence de chaque instant. Un souffle continu de vitalité, de poésie et d’amour. Une générosité qui rend impossible la possibilité d’un regret.

2. La musique

Le piano, la guitare, qui viennent appuyer chaque moment, chaque mot, chaque émotion. Et rappeler le retour incessant du médecin, ce porteur d’espoir ou potentiellement, malheureusement, ce soudain briseur de rêve.

3. Le monde animalier

Dès qu’il est convié, le monde animalier apporte de l’authenticité à nos comportements humains. Tout s’épure, se justifie, se clarifie. Et la queue d’un renard devient un plumeau qui invite sa petite sœur à jouer, oser, s’aventurer. Et ce en toute sécurité, juste à proximité de ses parents.